3 avril 2016

5 mars au 3 avril : Chios island, Part 2


Nous retournons sur Chios ville par le sud de l’île, afin de voir de plus près les arbres à mastic. 

En fin de journée, nous arrivons à Solicafe, une maison occupée qui produit nourriture, thé et vêtements gratuits pour tous les réfugiés de passage. Nous y resterons 2 semaines, à participer à l'équipe du matin, de 6:00 à 15:00. 
Nous préparons donc du porridge, du thé et du houmous pour le petit déjeuner. La partie la plus difficile consiste à créer puis faire respecter la queue de 500 à 800 personnes. Beaucoup d’enfants se faufilent entre les jambes et font plusieurs tours alors que certains n'ont pas encore mangé. Nous luttons contre les inégalités et nous transformons malgré nous en policiers. Un atelier de tartines est quotidiennement mis en place. Des volontaires réfugiés sont nous aident pour la decoupe du pain et le tartinage. 
Nous enchainons ensuite avec la Freetique et ses habits gratuits. Il y a beaucoup de tensions autour des chaussures, car ce sont des équipements rares.
En parallèle, nous démarrons la session de préparation du repas de midi. La salle de cuisine est cible de toutes les demandes, ce qui met nos nerfs à rude épreuve. Nous sommes emportés par une avalanche de questions, que nous devons gérer avec sourire et patience. Les cuisiniers sont tour à tour des volontaires, puis des réfugiés.
Quelques heures plus tard, 4 pots de 100 Litres sont prêts pour la distribution. Nous organisons une nouvelle queue, puis distribuons jusqu’à 15h, fin de l’équipe du matin.
Nous revenons en fin de journée au Solicafé après une sieste, afin de participer à la réunion quasi-quotidienne. Ces réunions de maison anarchique sont une nouveauté pour nous. Chaque décision est décortiquée selon le prisme des volontaires présents, et le consensus doit être créé. Les réunions durent donc un temps certain. L’essentiel, c’est que le projet fonctionne, et c’est le cas. En 1 mois, des volontaires surmotivés ont transformé une maison abandonnée en une zone d’accueil et de convivialité.

L’accord UE-Turquie du 20 mars va bousculer le système, et après deux semaines intensives à 800 repas par service, notre distribution va chuter à une cinquantaine de personnes à nourrir par jour. Les réfugiés débarquant sur les côtes seront à présent enfermés dans un camp de détention à 9km de Chios, en pleine campagne. Seules les ONG officielles sont autorisées à venir aider. Nous profiterons de ce moment de calme pour poursuivre notre aventure.

Parfois, il pleut

Feuilles de Lentisque

Specimen de seve de Mastic

Merci a Petro pour la nuitee dans ce superbe hotel !

Batterie de cuisine


Souda Camp

La Mostra de Chios : une bataille entre pirates et villageois.

Running session only for Women - 5km

Course au saucisson du dımanche de Paques - 5.4km


Merci a nos copains motards


Anniversaire de Babis, Rom a la batterie
Chez nos amis motards

Up to the hill





Kalamoti - Merci Julian

Premiere baignade


C'est pas drole...



Merci les copains !

Agathe a fait un saut à Athenes pour retrouver sa Soeur !

5 mars 2016

18 février au 5 mars : Chios island, Part 1



Arrivés à 5h du matin, nous faisons une sieste dans un parc en attendant le soleil. Réveillés par la chaleur, nous prenons la direction de la montagne. Ça monte fort, et nous souffrons du manque d’entraînement. 

Nous sommes catapultés dans le village d’Avgonima grâce à deux locaux, qui nous font découvrir le Mizithra, un fromage insulaire. Nous voulons passer un peu de temps à la campagne. L’idée de trouver un producteur de fromage germe dans notre esprit, et nous passerons deux jours à errer à leur recherche. 

Yannis et Popi nous accueillent dans leur ferme aux 1000 chèvres et moutons. Ils acceptent notre aide, et nous intègrent rapidement. Tri des mères et des chevreaux, gardiennage de bêtes dans la montagne, jetés de cailloux, sifflements, distribution de grains… Nous touchons à tout. Un vendredi, nous avons même le privilège de travailler une soirée dans un abattoir. Une expérience un peu difficile car l’envers du décors est sanguinolent. Nous faisons aussi des expéditions à la fromagerie, dans laquelle le Tiri et le Mizithra sont confectionnés. Yannis veut nous garder pour 60 jours de plus. Nous refusons, car notre route doit recroiser les réfugiés. Nous partons après avoir joué les bergers pendant 2 semaines. Le rythme de travail était très loin des standards grecs que nous connaissions : de 6h30 à 19h30, 7 jours par semaine. Nous avons été victimes des chenilles processionnaires, qui avaient la bonne idée de se faire réduire en poussière par les chèvres. La vieille sensation de varicelle a refait surface et nous nous sommes couverts de boutons. La solution des locaux : les compresses d’Ouzo !

Le port de Chios

En avant vers la Montagne !

Avgonyma, Seuls au monde

Le printemps nous offre de belles odeurs

Avgonyma


Le village d'Avgonyma, Chıos

A la recherche des brebis

Premier troupeau, chez Iannis d'Avgonyma

Nice camping site

Ca monte, mais notre but est proche !

Au loin, une Tour de guet. En grec : Pyrgos

Lecture-stop. Possible uniquement si on peut entendre la voiture arriver de loin.

L'ile de Chios a ete victime de nombreux incendies. La Nature reprends progressivement ses esprits.

Nos hotes de Sidirounda. Merci Popi et Iannis !

Marcher derriere les chevres et prendre le soleil.

Sidirounda. Iannis Farm

Vie de berger

Groupies !

Vie de berger

Nourrir les nouveaux venus

Traite des chevres. Popi et Iannis auront 1000 betes a traire manuellement cet ete. Impressionnant.



Debut d'une longue promenade

Toutes les chevres passent a la traite en fin de journee.


Mise sous vide du Tiri, le fromage local.

Fabrication du Mizithra



'Heureux'


Massage caprin