18 mai 2017

Du 24 Avril au 18 Mai : Tanzanie

Nous arrivons en Tanzanie avec le sourire et quelques mots de Kiswahili en poche. A partir de la frontière, l'anglais n'est plus la langue principale. Nous subissons un peu plus la barrière de la langue, auparavant habitues a converser dans la langue de Chaque Spire (Shakespire en Franglais).
Pour la première fois, nous scindons la Team pour un lift en parallèle. Chacun son camion, et on s’arrête un peu avant la nuit. Tous les locaux nous l'assurent : les tanzaniens sont très amicaux et très accueillants. Nous avions les coordonnées d'un habitant d'Arusha, mais ce plan tombe a l'eau, et nous peinons a trouver un endroit ou planter la tente. Tard dans la nuit, nous demandons l'asile a une église, qui nous sauvera de justesse du plan D, le poste de police. Une belle entrée en matière !
Les paysages sur la route étaient époustouflants. Nous resterons quelques jours en compagnie de Eric et de son fils, avec qui nous partagerons des moments sympathiques autour d'Arusha.
Puis nous reprenons la route vers le Kilimandjaro. La saison des pluies concorde, et nous sommes rinces plusieurs fois par jour. Nous tournons autour de la plus haute montagne d'Afrique sans pouvoir la distinguer derrière ses nuages, et randonnons sur ses flancs pendant quelques jours. Nous ne passerons pas dans le parc naturel, qui pourrait donner accès au sommet, moyennant une bagatelle d'un millier de dollars par personne. Boueux, nous poursuivons notre dessein de descente vers le Sud.
Un séjour a Tanga avec une famille nous permettra de découvrir cette petite ville, ainsi que les cotes de l'Ocean Indien.
Puis direction Dar Es Salam, ou nous devrions faire notre visa pour le Mozambique. Apres prise de renseignements, il s’avère que ce pays demande beaucoup de documents que nous ne pouvons pas fournir du fait de notre approche du voyage au long cours : billet d'avion retour, réservation d’hôtel, relevé de compte bancaire, lettre de motivation... Nous prendrons finalement la direction de la Zambie, pays beaucoup plus conciliant. Nous restons dans l'ancienne capitale quelques jours de plus que prévu, car un impondérable de type kidnapping / vol avec violences va nous forcer a passer quelques coups de fil en France. Nous sommes sortis de cette mésaventure avec quelques bleus, et la confiance en moins.
La sortie de Dar es Salam a été un calvaire pour les nerfs, mais nous avons lentement repris du poil de la bête a mesure que nous nous éloignions de cette ville.
Nous avons dormi au poste de police quelques fois, et avons essuyé un nombre de refus incroyable. Nos récits nous classent dans une case de voyageurs vagabonds, objets non identifiés et donc dangereux a fuir. Malgré notre patience a répondre a toute sortes de questions bizarres, et a montrer nos passeports, puis nos livres de voyage, rien n'y fait, nous sommes face a des gens soit dubitatifs, soit appeurés, soit inintéressés. Pas simple... Meme l'église nous ferme ses portes. Nous n'avons pas changé d'apparence, et nous sommes propres, mais quelque chose ne passe pas entre eux et nous. Nous poursuivons notre périple en espérant des jours meilleurs, lesquels arriveront. Un beau jour, nous sommes pris en stop par des jumeaux Tanzaniens blancs, qui nous accueilleront dans leur ferme pour une durée indéterminée. Nous sommes dans un coin de paradis, et rechargeons nos batteries a coup de balades, piques niques, et passes de rugby. Le combo nous requinque, et nous reprenons la route presque a regrets, tant cet endroit était paisible et ressourçant.
Quelques jours plus tard, nous entrons en Zambie, sur une route criblée de nids de dinosaures.


Première session de stop individuel. Chacun son camion !

Paradis

Sur la route, entre Moshi et Tanga

Sur la route, en direction d'Arusha

Le Mont Meru est un petit cousin du Kilimandjaro, et culmine a plus de 4000m.

Vu sur le Mont Meru, depuis les pentes du Kili

Couleurs de coucher de soleil #nofilter

La gestion des pâtures est faite au pieu !

Premier plat local goûté : une soupe de bananes plantain avec de la viande de chèvre. Spécial.

Une bonne âme nous a proposé de sécher nos chaussures près du feu. Trop près, d'ailleurs.

Arbre a saucisses

Ambiance tropicale. Saison des pluies, humidité et verdure !

La poussière des pistes est devenue boueuse, et l'argile ne nous facilite pas la marche. Mais c'est beau !

Barefoot

Exemple de maison locale de l’arrière pays tanzanien.

Spot pique nique

Ce soir, c'est Riz ! On a jeune 48h avant de prendre cette décision.

Nous avions comme idée de faire le tour du Kilimandjaro en stop, mais devant l'absence totale de voitures, nous déciderons de faire machine arrière.

Pluie et stop, pas toujours compatibles...

Baobab.

Nous dormons au poste de police, après avoir été forcés de plier le camp en pleine nuit.

Kilimandjaro jouant a cache cache avec les nuages

Noix de coco fraîchement récoltée. un délice !

L'ustensile ultime de grattage de la noix de coco

Cuisine locale, a Tanga

Ambiance de bord de mer, Tanga

Oh la belle drache ! Voila ce qui nous arrose toutes les deux heures pendant une heure cinquante environ...

Notre hôte de Tanga nous a fait découvrir une des nombreuses facettes de la Tanzanie. Merci.

Pirogue sur l'ocean Indien

L'orage menace

Plage de sable fin, cocotiers...

Fabrication de Chappatis

Riziere Tanzanienne

Dar es Salam, Des lacs se forment suite aux averses tropicales.


Plantation d'oignons, pas bio du tout.

Kenis, un jeune fermier nous a accueillis dans son village pour une nuit, merci !

Entrée d'une fourmilière. Propre.

Partie de pêche avec les jumeaux

Les jumeaux tanzaniens cultivent l'Artemisia Annua, plante utilisée pour ses qualités antipaludiques.

#nofilter

Nous sommes bien en Tanzanie, mais une entreprise norvégienne a décidé de planter des pins pour produire du bois en grande quantités.

Visite d'une école avec Pere Daniel qui nous a accueillis pour la nuit

La route en direction de la Zambie est cabossée

Ambiance de bord de route. Les vendeurs ambulants courent après les véhicules.

Riz complet séchant au soleil.

Aéroport sponsorisé par Coca !

24 avril 2017

Du 1 Mars au 24 Avril : Kenya

L'Ethiopie avait laissé notre tente et nos pieds humides, et nos premiers pas kényans vont subitement tout sécher.
Nous avons la sensation d'entrer dans un pays plus développé. Les toits des maisons sont en tôle, des briques structurent les murs, et les petites huttes sont réservées aux bergers et aux bêtes de passage. L'anglais est la langue administrative, elle est aussi celle qui résonne dans les écoles, les postes de télévision et les entreprises. Resultat : presque tout le monde est bilingue des le plus jeune age. Le Swahili est la langue nationale, souvent melangé a l'Anglais. Dans les familles et les villages, ce sont les langues tribales qui dominent.
Apres avoir traversé le désert du nord Kenya, nous faisons une pause à Marsabit, dans une école technique, ou nous apporterons quelques touches au projet en cours. Électricité, montage vidéo, animations, mécanique...
Dix jours plus tard, nous reprenons la route vers le Mont Kenya, montagne issu d'un ancien volcan. C'est au pied de cet immense tas de cailloux que nous rencontrons Rose et sa famille, avec qui nous passerons quelques temps.
Après avoir passé l’Équateur et planté du mais chez une femme rencontrée en stop, nous poursuivons notre voyage vers Iten, ou nous expérimenterons la vie des coureurs de haut niveau. A Iten comme ailleurs, nous croisons beaucoup de monde a la recherche de sponsors, et les locaux n’hésitent pas à venir discuter avec nous pour tenter le coup. Nos poches sont vides, mais les discussions sont tout de même agréables. Nous rencontrons beaucoup de sceptiques, et faisons preuve de pédagogie pour expliquer nos motivations à voyager, alors que nous pourrions "être riches et avoir des enfants" en France. La vie des coureurs de fond kalendjin (tribu locale) est très spartiate, et c'est probablement la le secret de leur réussite internationale. Après une semaine d'entrainement biquotidien, Romaric sera capable de coller au footing matinal commun sur 5km, au lieu des 20 prévus. Record !
Nous reprenons la route vers Oyugis, ou nous donnons des leçons d'anglais dans une école pendant 15 jours. Quelques travaux physiques nous permettront de casser un peu l'image du blanc incapable de tenir une pioche, qui colle au cerveau des locaux abreuvés de séries télés américaines.
Un peu plus tard, nous arrivons sur Nairobi, ou nous aurons la chance de rencontrer un couple qui nous offrira une hospitalité ressourçante. Nous en profiterons pour rejoindre les groupes d’entraînements de circassiens de Nairobi, et subirons les courbatures conséquentes au rythme effreiné et aux successions d'acrobaties dont nous ne sommes plus coutumiers.
Apres 15 jours dans la capitale, nous prenons la direction de la Tanzanie.
Le Kilimandjaro apparaît dans le lointain tandis que nous rencontrons des Masai très hospitaliers.
Ce fut un mois et demi garni d'une diversité impressionnante d’expériences enrichissantes. Nous entrons en Tanzanie avec le sourire.


Traversée du Nord du Kenya désertique à dos de camion

Bon, en fait, les chameaux d'Égypte, du Soudan, et de l'Ethiopie semblent venir du Kenya !

Paysage de carte postale

Première remarque frappante en arrivant dans ce territoire inconnu : les maisons sont franchement plus solides. Toit de tôle, murs en briques... Les petites huttes sont réservées au bétail et aux bergers Masai de passage.

Autruches du désert

Gazelle ?

Marsabit, dans une école de charpente. Retour sur les bases de la construction d'un toit a fermes.

Animation avec quelques locaux

Retour a la disqueuse, l'huile hydraulique et le copeau, comme un poisson dans l'eau

Le race locale produit une énorme quantité de gras, afin de résister aux périodes de chèvres maigres.

Dame Nature offre parfois des spectacles inattendus.

Bronches et alvéoles pulmonaires du système Terre

Tronc ou racines et écorces se confondent

Course d'autruches sauvages entre deux mâles

Le système de paiement par téléphone a été déployé dans tout le pays, par les différents acteurs du marché.

Arbre cactus

Des projets agricoles à grande échelle voient le jour un peu partout dans les zones humides du pays.

Proches du Mont Kenya, le climat devient continental, et la route nous fait étrangement penser à l’arrière pays français. Du blé, à perte de vue.

Githeri, plat principal et unique au menu. Efficace, peut être un peu trop.

Eglise des Winners !
L'enfant de Rose n'est pas timide pour un sou.

Sur le chemin de l’école

Passage de l’Équateur, une première pour la Team Double Super

Petit détour sur la tombe de Monsieur le Premier Scout.

Plantation manuelle de mais.

Distributeur automatique de lait. L’idée n'est pas neuve ici...

Arrivée à Iten, Mecque de la course a pieds kenyanne. Un des voisins court le marathon en 2h08. Ambiance.

Repas de coureur : Riz, Githeri, Lentilles, Épinards, et Chappati.

Poelles à charbon plus ou moins artisanaux.

Opération lavage de chaussures pour les voisins champions. Au Kenya, tout le monde lave ses chaussures au moins chaque semaine. A tous les coins de rue des villes, ce service est rendu par des jeunes en quete de quelques sous.

The Rift Valley, depuis Iten, 2400m d'altitude.

Ruche locale


La légèreté, l’élancement, la décontraction des épaules... Des champions.

Crispation, foulée rasante... Un touriste !

Soirée Chappatis avec Monsieur 62' au semi marathon, et Ondro, super sympa coureur apiculteur en République tchèque.

Lavage de linge entre le Fartleck matinal et le Footing du soir. Quelque soit le niveau du coureur, le quotidien est le même pour tous.

Rose, notre hôte de fin de séjour à Iten

Lift à coccinelle. Odeur de vieille mécanique.

Un OVNI en terre kenyanne.

Oyugis, Aides cuisine : les poules sont de la partie pour la vaisselle. Hygiène/sécurité, fermez les yeux !

Oyugis, Exercices d'anglais conçus par Maîtresse Agathe.

Ambiance de classe.

Un veau très câlin adopte rapidement Agathe

Les bananes viennent de là !

Technique de traite kenyanne : pattes arrières attachées, et nourriture au niveau de la tète.

Gecko et moustiquaire, nos compagnons anti-moustiques

Bonne Mère


L'ensemble des écoliers repartent avec leur dossier de note du dernier trimestre. C'est les vacances !

Nairobi, Est

Nos hôtes de Nairobi Est

Dans la ferme de la famille de Félicitas, près de Nyeri.


Baies de café Kenyan. Les paysans ont tendance a abandonner la production des ces fèves, car elles sont trop peu rémunératrices. L'immense majorité des marges sont faites en pays du nord, par les torréfacteurs et les revendeurs.

Baie de café fraîche

Thé frais, prêt à  être récolté

On ne cueille que les 3 premières feuilles du buisson à  thé, pour ensuite les laisser fermenter puis sécher.

Noix de macadamia, excellente et très addictive.

Cocorico ! Les élections primaires battent leur plein alors que nous traversons le pays. De fabuleux débats animent la télévision et les places publiques, sur la corruption, la sécheresse et les salaires.

Aggressive and commited.

Pause africaine chez un couple francais extrêmement sympathique, instant cuisine. Rencontrés par chance a l'ambassade en allant faire  la procuration de nos élections presidentielles !

Les pneus ont ici plusieurs vies.

Chappatis faits maison ! Ceux faits dans la rue au Kenya sont gorgés d'huile : un delice pour les papilles !

Immense merci à  Félicita pour son courage et sa generosite.

Nous marchions sur un trottoir Nairobien au goudron défoncé, quand soudain apparu un caméléon ! On dirait un tricératops miniature !

Sur la route entre Nairobi et Nyeri. La verdure du Sud contraste avec la sécheresse désertique du Nord.

Intérieur d'une maison Masai. Nous devons nous courber pour entrer.

Habitat rudimentaire en direction de la Tanzanie. L’aînée de la famille a pour projet d’étudier et de devenir pilote d'avion, comme son cousin.

Un bousier déterminé

Les petites cahutes sont entourées de buissons épineux pour préserver l'habitat des prédateurs. Une chicane à  l’entrée permet d’empêcher les bovins de pénétrer dans la maison. 


Termitière. Le design des termitières dépend du vent, des chaleurs, mais aussi du type de sol. Les montagnes creees par ces petits insectes sont parfois évasées, parfois elancées vers le ciel (jusqu’à 5m de haut et 70cm à  la base), et parfois massives.

Marche sur les derniers kilomètres de route kenyanne.