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7 juin 2016

6 mai au 7 Juin : Géorgie, Part 2

Jardinage en Géorgie

Nous avançons lentement vers Argokhi, lieu de notre nouvelle mission d'aide. En chemin, nous visitons un géorgien dépossédé de tout, qui nous offre l'hospitalité et ses sourires. Nous parvenons à échanger autour d'un verre de vin malgré la barrière de la langue. Habitant au milieu des vignes, il a creusé un petit potager qui lui permet de subvenir à ses besoins.

Nous poursuivons notre route et échouons à Shakriani, où une famille nous accueille chaleureusement. Nous resterons 3 jours avec eux, partageant quelques balades et beaucoup de repas.
Après une journée de course pour l'événement Wings for Life, nous prenons la direction d'Argokhi. 
Jean Jacques et Virgile nous accueillent dans la ferme du projet Terre d'Avenir. Nous resterons dans ce projet 1 mois. Dans un premier temps, nous aidons à la maison des roses, où 900 pieds de roses croissent paisiblement. Désherbage, paillage, débroussaillage... Nous voulions utiliser nos dix doigts, nous sommes servis ! La saison de récolte des roses est là, et nous cueillons les boutons destinés à faire des tisanes, et de l'essence de rose. Ensuite, nous basculons vers la production de légumes, avec la plantation de centaines de salades, tomates et concombres. En complément de la pratique, nous discutons longuement avec les tenants des lieux, et apprenons de nombreuses choses sur le potager, la permaculture, les techniques de développement des sols, et les techniques entourant la fabrication de la farine et du pain. Nous constatons que les ravageurs sont des préoccupations constantes pour les paysans. Ici, nous luttons uniquement avec des techniques bio (purin d'orties, paillage, et homéopathie de la terre). L'équipe de jardiniers experts qui entoure Jean Jacques est source de solutions pour quasiment tous les maux de la terre ou des plantes. Nous quitterons ces lieux avec une nouvelle vision de la terre. Notre temps libre nous permet de nous promener dans les forêts avoisinantes, et d'entendre au loin les loups chanteurs. Un dimanche, nous nous rendons à une course de chevaux de village. Cette compétition se termine en bagarre générale. Nous ne comprenons pas l'élément déclencheur, mais essayons de nous tenir à l'écart de cette masse de personnes en furie. Nous apprendrons un peu plus tard que cette zone géographique est très cosmopolite. Les tensions entre peuples de différentes parties de la Géorgie sont ici exacerbées par la proximité. Sans compter les tricheries et l'enjeu des jeux d'argent...

Notre route prend la direction du Nord, vers les montagnes du Kazbegi. Sur la route chaotique, nous faisons halte dans un tout petit village garni de paquerettes. C'est dans ce paysage fantastique que nous grattons à nouveau la terre pour des géorgiens pure souche. Objectif réalisé ! Nous laissons nos hôtes dans leur paradis naturel, et poursuivons notre route -ou plutot piste, vers le Mont Kazbegi. 5km de marche plus tard, une voiture nous prend pour s'arrêter deux lacets plus loin et nous faire trinquer à l'amitié franco-géorgienne. La voiture est pleine à craquer, et le mauvais état de la route finit par crever un pneu. No problem ! Un autre chauffeur nous descend à bord de son vieux Kamaz militaire. Les suspensions sont cassées, ça secoue !

Nous partons en randonnée, et tangeanterons les 3000m, les pieds dans la neige. Durant cette période, nous sommes en quasi-jeûne. Le pain au levain de Jean Jacques nous aura nourri durant 13 repas. Un concentré d'énergie !

Nous redescendons la Géorgie en direction de la Turquie. Une dernière étape randonnée dans le parc naturel de Borjomi, et nous débarquons en terre turque.
La Géorgie nous a charmés par ses paysages, et la sortie de ce pays est en forme de grand final, avec une route époustoufflante.

Comment on dit bonjour en turc déjà ? Ah, oui, Merhaba !

Plaine de Kakhétie
Les boulangeries géorgiennes sont équipées d'un four en forme d'amphore. Ils collent le pain sur ses parois pour faire cuire la pâte.
Nous partageons un moment privilégié avec un paysan géorgien.
Les tuyaux jaunes transportent du gaz. Ara problem (pas de soucis) !
Contreforts des montagnes du Causase.
Une église comme il y en a autour des villages Géorgiens
Nos hôtes de Shakriani. Merci !

Chuis à la téléééé ! 10km en tête, puis rideau, tout le monde descend.
Après 33 km de course, sourire crispé.

Les mains dans la terre, la tête dans les nuages.
La fine équipe, dans la ferme du projet Terre d'Avenir.
Les 900 plants de roses sont bichonnés par nos soins.
Les coquelicots sont de sortie en Kakhétie
Petite échoppe de coiffeur.
Les bergers utilisent leurs montures comme bêtes de bât.
Une famille allemande aide aussi à la ferme. Une belle rencontre de voyageurs au long cours. 
Assisté de 4 petites mains, Virgile réactive le levain pour la fabrication du pain, qui aura lieu quelques heures plus tard.
Au marché, c'est fleurs à volonté !
Course de chevaux.
Pause piano
La plaine de Kakhétie est sillonnée par les troupeaux en quête d'herbe fraiche.
Sortie sportivo-culturelle
Sortie contemplatio-sportive
Les montagnes du Caucase veillent sur nous.
Agathe et sa cueillette miraculeuse. Les odeurs sont ennivrantes.
Ca penche en ligne droite.
Virgile a fait une pause d'un an dans la ferme avant de remonter sur son vélo en direction de l'Asie. Une belle rencontre riche en échanges.
C'est la fête au village ! Un véritable festival de danse traditionnelle se déroule avant l'arrivée des chevaux de course.
Un poisson sec offert... Amère. 
Stop sur une Route d'Importance Nationale... Il n'y a pas foule !
Pause jardinage
Désherbage et butage des pommes de terre !
Repas à la lampe à huile, après une bonne journée de travail.
La maison de notre hôte ressemble à un centre de colonie de vacances.
Après le coup du toast de gnôle, ils nous ont fait le coup de la panne !
Descendre une montagne sur des routes en travaux en Kamaz revient à faite une bonne heure de machine à laver.
Les montagnes de Kazbegi
Monastère de Gergeti.

La neige n'a pas encore fondu, nous sommes presque à 3000m d'altitude.
Les sources thermales de Borjomi sentent le souffre, mais rien de mieux après une journée de stop.
Vue du sommet du parc national de Borjomi
Les Rhodondendrons sauvages sont en fleur !

6 mai 2016

23 avril au 6 Mai : Géorgie, Part 1

La Géorgie entre amis

Après une arrivée fracassante en territoire géorgien, nous passons quelques temps avec un autre couple de voyageurs au long cours. Hélène et JJ sont deux artistes musiciens à l'assaut du monde que nous avions rencontré sur une aire d'autoroute à Split, en Croatie. Nos chemins se recroisent et suivront la même route pendant quelques jours. Nous séparons les équipes et organisons quelques compétitions de stop. Il semblerait que la gente féminine soit beaucoup plus efficace au voyage sans le sou ! A Batumi, nous recroisons aussi d'autres voyageurs à vélo, et échangeons avec plaisir sur nos différentes expériences.

Nous traversons le Racha, découvrant peu à peu le sens de l'accueil géorgien. Nous traversons des villages devenus fantômes suite à l'exode rural post-communiste. Le thé de bienvenue de Turquie a été troqué avec le Chacha (vodka locale) et le Vino (vin fait maison). Nous toastons avec de nombreuses personnes en l'honneur de l'amitié franco-géorgienne, à nos femmes, à Dieu, à nos personnes chères et disparues... JJ et Romaric sont quasi obligés de boire dès le petit déjeuner. C'est la tradition, nous répète-t-on ! Certaines routes anciennement goudronnées sont des pistes bosselées. Nos chauffeurs sont expérimentés et nous vivons notre premier doublage sueur-froide : ça ne passera pas... Ah, si ! 

Nous expérimentons le stop à 4 pour voyager jusqu'à Tbilissi, où nous resterons le temps que nos amis prennent des informations sur leurs futurs visas. Nous improvisons un concert dans un bar, puis dans les rues de Tbilissi. Le Trop Super Orchestra invite Romaric à rejoindre le groupe avec les moyens du bord : une contre-bassine.

Notre route se poursuit ensuite vers la Kakhétie, haut lieu de la production vinicole géorgienne, où nous cherchons à aider dans une ferme. La barrière de la langue est très haute, et notre russe n'est pas au point. Par chance, nous avons fait la rencontre d'un paysan boulanger installé en Kakhétie, qui nous propose de venir aider sur sa ferme. Hélène et JJ doivent retourner à Tbilissi pour leur visa. Nos chemins se séparent donc dans la ville fortifiée de Sighnaghi. Ce fut un plaisir de partager de bons moments ensemble. Merci !


Soleil de plomb, bousculades, cris, bosses et pinçons. Nous passons la frontière en un seul morceau, exténués nerveusement, après 3h de queue et de contrôles.
Inversion des équipes : JJ et Romaric partent en premier, rapidement dépassés par l'équipe d'Hélène et Agathe.
On a vu des dauphins !
Les copains de Dubrovnick se retrouvent à Batumi !

Camping dans une cours d'école. Nous passons une partie de la mâtinée avec les 3 élèves à chanter des chansons.
Vendeur de glaces.
Pain Géorgien fait maison : Le Puri. Merci à toutes ces personnes qui nous donnent si généreusement.
Car tout droit sorti d'un film des année 70.
Le stop à 4, c'est sport ! Surtout dans une Lada.
Le panneaux sont soit Russes, soit Géorgien. Nous sommes bien dans le Racha !
Petit havre de paix.

Nous apprenons l'alphabet géorgien grâce aux panneaux des villes. Pas simple tout de même.
Gavimardjos, ou littéralement, A notre Victoire. Un paysan qui passait par là nous a fait le coup de la bouteille à finir.
En Géorgie, le bien être animal est conforme à la réglementation européenne labellisée...
Nous traversons des villes fantômes victimes de l'exode rural.
Oui à la diversité !
Stop à 4, un Marchoutka nous offre la course vers Tbilissi.
Musique dans un bar branché. Madloba !
Pause musicale à Tbilissi
Route post communiste sous un soleil de plomb.
Au bord de la route, travail de la Terre.
Session circassienne entre les team Super.
Nos jeunes amis paysans nous emmènent à la découverte de leurs terres, après une soirée festive autour du feu et une bonne nuit de sommeil. Merci !



Il faisait nuit, froid, et ils nous ont ouvert leur porte. Merci !

Quelques jours Rock'n'roll passés ensembles, et beaucoup de bons souvenirs. Merci au Trop Super Orchestra : Hélène et JJ