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2 janvier 2017

28 Novembre au 2 Janvier : Égypte

Nil, Nil, tempétueux et impétueux...
Nous voilà en Égypte ! Le Nil n'est plus ce qu'il était. Pompé de toutes parts pour alimenter le système agricole, il n'est alimenté par aucune pluie, et perds de sa force en sillonnant le pays.

Nous commençons notre balade par une expédition dans les rues bruyantes du Caire. Le concert des klaxons débridés nous broient les tympans. Nous prenons par la même occasion des cours de commerce avec des locaux affûtés aux techniques de ventes. Au détour d'une ruelle, nous entendons même un marchand articuler : "How can I get money from you?". Choqués à chaud, nous le trouvons finalement très honnête après coup ! Une sortie près des pyramides de Gizeh nous permettra de rencontrer notre premier hôte local. L'expérience est, disons, intéressante. A la fin du séjour dans la famille, nous sommes priés de garder contact pour arranger un futur voyage migratoire à l'ainé de la famille. Les tentatives de nous faire des amis egyptiens en rencontrant des autochtones dans la rue sont toutes infructueuses, et semblent toutes risquees. Trop rapidement, nos potentiels hotes nous demandent des T-shirts, des chaussures, ou des stylos... Quelques jours difficiles passeront avant que nous trouvions le bon reglage et la solution miracle ; couchsurfing. Nous faisons un détour par le projet Sekem, qui est une vitrine de l'agriculture biodynamique. Leurs installations sont convaincantes, et le système de production et ici industriel. Nous sommes loins de la petite ferme d'idéalistes, mais les objectifs restent respectables : regagner sur le désert pour produire de la nourriture en Égypte.
Nous reprenons la route, et utilisons la puissance du réseau couchsurfing pour trouver des hôtes. Cette solution s'avèrera très efficace. Nous passons quelques jours sur la cote de la mer rouge, près de l'embouchure de Suez et de ses défilés de cargos. Puis nous reprenons notre remontée de la vallée du Nil. Nous faisons une pause à Qena, puis à Assouan, où nous passerons les fêtes de fin d'année. Début 2017, nous entrons au Soudan par le lac Nasser. Ce lac est une retenue d'eau créée de toute pièce, qui a l'inconvénient d'empêcher le limon, fertilisant naturel du Nil, de transiter jusqu'au delta du Nil, près de 1000km plus au nord.


Les rues du Caire sont excessivement bruyantes. Concert de klaxons

Easy life

Dechetterie sur un bord de route, Les necessiteux font emsuite le tri, armes de leur sacs en toile de jute et de leur huile de coude.

Autour de la Pyramide de Cheops

Autour de la Pyramide de Cheops

Il y a beaucoup de vendeurs de babioles chinoises, et de monteur de chameau, mais c'est quand meme joli.

Pigeonniers, sur le toit d'une maison.

Le Bocalet est l'ami des fermiers malgre sa moue antipathique. Il debarrasse les sols des differentes pestes creees par la politique du sol brule.

Dans les coulisses d'une nurserie de greffons, a SEKEM

Camping sauvage, dans les orangers. Les chiens errants ont un peu trouble notre sommeil, appeures par notre tente en forme de tortue geante.

Partie de peche infructueuse.

Petit dejeuner avec Mohammed, notre hote de Suez.

Ce panneau est une blague. Si l'Egypte organisait une journee sans klaxon, il est probable qu'il y aurait a cette occasion un cataclysme routier.

Lecture et Ecriture

Notre hote d'Assiout nous emmene visiter le monastere de la vierge Marie. C'est en ce lieu aue la sainte famille aurait vecu pendant une semaine, avant de reprendre la route vers leur maison. Inspiring ?

Homme en levitation sur un nuage de verdure. L'ane est utilise pour toute sorte de travaux de bats.

Repas sous le soleil de Qena.

Le jus de canne a sucre est un reel delice. Merci Mostafa !

Puzzle de hieroglyphes non encore resolu.

Temple de Louxor

Arbre difficile a escalader

Nous voyons souvent des betes sur les toits des maisons.

Il n'y a pas beaucoup d'herbe, mais les poubelles sont partout. Pas de souci !

Le fromage d'ici, un melange de roquefort et de piment d'espelette... A essayer, juste pour la decouverte d'un nouvel horizon gustatif !

Dans le desert

Welcome on Mars

Agathe en pleine invocation des djinns

Le Nil irrigue toutes les exploitations agricoles par des canaux alimentes par des pompes.

Bord du Nil

Le fameux limon du Nil, qui faisait autrefois le bonheur des agriculteurs. Maintenant, le barrage Nasser retient une grande partie de cet engrais naturel.

Inondation des champs de ble, une fois par semaine

Pai local

Ville nouvelle, sortie de terre dans le cadre du plan de developpement urbain du General Sisi. La finition est tres mediocre, mais la fonction principale est remplie.

Technique de monte egyptienne...

Nous avons fait une cure de pain + salade + Falafel

Au marche aux bestiaux

Au marche aux bestiaux

Pas d'age pour travailler. Ca fonctionne ici pour les humains comme pour les animaux.

Marche aux bestiaux

Sur le ferry en direction du Soudan, Le soleil castagne ferme.


12 janvier 2016

30 décembre 2015 au 12 janvier 2016 : Athènes Part 1


Nous traversons l'île de Péloponnèse avec Christos, qui nous emmène directement sur Athènes. Sa femme et ses deux filles reviennent de la Hollande le lendemain. Nous préparons un repas festif, et décorons la maison aux couleurs de Noël. 
Nous accueillons Shereen et ses enfants chez elle. Situation amusante qui ne manqua pas de surprendre Alkyoni, la plus jeune des filles. Après l'ouverture des cadeaux du Père Noël, nous partageons un moment très convivial, et riche en protéines.
Les jours suivants, nous passons beaucoup de temps en compagnie de Shereen, qui s'avère très informée sur la situation grecque, ainsi que sur toute l'histoire de ce pays. De très intéressants cours qui nous permettront de prendre conscience que la Grèce est un pays meurtri depuis de nombreuses années. Christos nous parle aussi beaucoup de la Mythologie, dans laquelle il excelle. La barrière de la langue devient difficilement franchissable lorsque les discussions tournent à la philosophie, mais Shereen essaie de combler cette lacune.
Nous avons droit à une séance de bols tibétains pratiquée par Shereen. Nous sommes alors impressionnés par la puissance du son sur la relaxation. A refaire !

[Christos est un bel exemple de grec frappé de plein fouet par la crise de 2008. Travaillant pour l'état en temps que bibliothécaire dans son petit village, il organisait de nombreuses animations avec les enfants, et du théâtre. Pendant la crise de 2008, il a perdu son travail sans le perdre : l'état n'a pas arrêté son contrat, mais son salaire ne lui était plus versé. Christos a continué à travailler pendant 2 ans sans salaire, payant les impots correspondant au salaire théorique qu'il devait toucher, puis la bibliothèque a définitivement fermé. Toujours sous contrat non payé avec l'Etat, notre hôte n'était pas éligible à une quelconque aide sociale. C'est donc une période difficile de 5 ans que Christos a traversé, soutenu par Shereen, ainsi que le reste de sa famille. Maintenant, Christos retravaille pour l'état comme archiviste. Ce travail est loin de chez lui, mais il accepte volontier cette activité plutôt que sa situation précédente. Il se trouve toujours assomé d'impots malgré les impayés du gouvernement grec. Cette histoire n'est pas isolée, et donne un aperçu de la difficulté de la situation.]

En temps que journaliste, Shereen nous emmène sur les point chauds d'accueil des réfugiers d'Athènes. Nous allons passer notre première après-midi à décharger un container venant de Hollande, rempli d'habits, de nourriture, et autres produits utiles pour faciliter la vie des réfugiers. Nous apprenons qu'il y a de nombreux endroits où être utiles, et nous décidons de consacrer un peu de notre temps à cette cause. Notre seconde expérience laissera un goût amer. Nos blousons ont été volés, avec leur contenu (pièce d'identité, portefeuille,...). Nous passerons la fin de semaine à faire des démarches administratives pour reconstituer notre identité. Nous serons plus vigilants désormais !

Quelques jours plus tard, nous organisons un véritable Marathon. Roadbook en main, nous relions les plages de Marathonas à l'Acropole en 40km, et 3h20. Le parcours coupe ici par les montagnes, créant une belle dénivélation. Christos et Alkyoni nous suivent en voiture, tandis qu'Agathe roule sur un micro vélo, et Romaric trotte dans des baskets de ville. Comme Philippidès, la fin de cette jolie balade s'est soldée par un cri : Nenikitamè (Nous avons gagné) !

Espérant aider en temps que volontaires dans le port, nous quittons l'appartement de Shereen et Christos. Merci pour leur accueil, leur temps, et leur générosité.
Nous dormirons sur le port pour accueillir le ferry du lendemain, prévu pour 5h00.

Construction du nouveau bureau d'Alkioni

Déchargement d'un container à Elliniko, dans un stade olympique de basketball reconverti en lieu de stockage.

La relève de la garde. Un spectacle indescriptiblement comique. Jamais vu des soldats à pompom aussi sérieux.

Séance de bol chantants, en vue du Marathon

On the road to Marathonas Beach

Le road book !

C'est parti pour 40km +/- 2km selon le trafic et les erreurs cartographiques

Marathonas Ville

Il a venté, plu, mais toujours j'ai couru.

La route est longue et la pente est raide



Supporters !

La moto suiveuse

Merci à toute la famille pour l'accueil, la chaleur et le temps que vous nous avez consacré.