6 mai 2016

23 avril au 6 Mai : Géorgie, Part 1

La Géorgie entre amis

Après une arrivée fracassante en territoire géorgien, nous passons quelques temps avec un autre couple de voyageurs au long cours. Hélène et JJ sont deux artistes musiciens à l'assaut du monde que nous avions rencontré sur une aire d'autoroute à Split, en Croatie. Nos chemins se recroisent et suivront la même route pendant quelques jours. Nous séparons les équipes et organisons quelques compétitions de stop. Il semblerait que la gente féminine soit beaucoup plus efficace au voyage sans le sou ! A Batumi, nous recroisons aussi d'autres voyageurs à vélo, et échangeons avec plaisir sur nos différentes expériences.

Nous traversons le Racha, découvrant peu à peu le sens de l'accueil géorgien. Nous traversons des villages devenus fantômes suite à l'exode rural post-communiste. Le thé de bienvenue de Turquie a été troqué avec le Chacha (vodka locale) et le Vino (vin fait maison). Nous toastons avec de nombreuses personnes en l'honneur de l'amitié franco-géorgienne, à nos femmes, à Dieu, à nos personnes chères et disparues... JJ et Romaric sont quasi obligés de boire dès le petit déjeuner. C'est la tradition, nous répète-t-on ! Certaines routes anciennement goudronnées sont des pistes bosselées. Nos chauffeurs sont expérimentés et nous vivons notre premier doublage sueur-froide : ça ne passera pas... Ah, si ! 

Nous expérimentons le stop à 4 pour voyager jusqu'à Tbilissi, où nous resterons le temps que nos amis prennent des informations sur leurs futurs visas. Nous improvisons un concert dans un bar, puis dans les rues de Tbilissi. Le Trop Super Orchestra invite Romaric à rejoindre le groupe avec les moyens du bord : une contre-bassine.

Notre route se poursuit ensuite vers la Kakhétie, haut lieu de la production vinicole géorgienne, où nous cherchons à aider dans une ferme. La barrière de la langue est très haute, et notre russe n'est pas au point. Par chance, nous avons fait la rencontre d'un paysan boulanger installé en Kakhétie, qui nous propose de venir aider sur sa ferme. Hélène et JJ doivent retourner à Tbilissi pour leur visa. Nos chemins se séparent donc dans la ville fortifiée de Sighnaghi. Ce fut un plaisir de partager de bons moments ensemble. Merci !


Soleil de plomb, bousculades, cris, bosses et pinçons. Nous passons la frontière en un seul morceau, exténués nerveusement, après 3h de queue et de contrôles.
Inversion des équipes : JJ et Romaric partent en premier, rapidement dépassés par l'équipe d'Hélène et Agathe.
On a vu des dauphins !
Les copains de Dubrovnick se retrouvent à Batumi !

Camping dans une cours d'école. Nous passons une partie de la mâtinée avec les 3 élèves à chanter des chansons.
Vendeur de glaces.
Pain Géorgien fait maison : Le Puri. Merci à toutes ces personnes qui nous donnent si généreusement.
Car tout droit sorti d'un film des année 70.
Le stop à 4, c'est sport ! Surtout dans une Lada.
Le panneaux sont soit Russes, soit Géorgien. Nous sommes bien dans le Racha !
Petit havre de paix.

Nous apprenons l'alphabet géorgien grâce aux panneaux des villes. Pas simple tout de même.
Gavimardjos, ou littéralement, A notre Victoire. Un paysan qui passait par là nous a fait le coup de la bouteille à finir.
En Géorgie, le bien être animal est conforme à la réglementation européenne labellisée...
Nous traversons des villes fantômes victimes de l'exode rural.
Oui à la diversité !
Stop à 4, un Marchoutka nous offre la course vers Tbilissi.
Musique dans un bar branché. Madloba !
Pause musicale à Tbilissi
Route post communiste sous un soleil de plomb.
Au bord de la route, travail de la Terre.
Session circassienne entre les team Super.
Nos jeunes amis paysans nous emmènent à la découverte de leurs terres, après une soirée festive autour du feu et une bonne nuit de sommeil. Merci !



Il faisait nuit, froid, et ils nous ont ouvert leur porte. Merci !

Quelques jours Rock'n'roll passés ensembles, et beaucoup de bons souvenirs. Merci au Trop Super Orchestra : Hélène et JJ

23 avril 2016

7 au 23 avril : Turquie, Ouest & Nord !


La Turquie, à cheval entre l'Asie et l'Europe, nous accueille à bras ouverts.

A chaque regard croisé, nous essuyons un sourire dans le pire des cas, ou une proposition de çay et une invitation à partager un moment ensemble. Le peuple turque nous impressionne par sa chaleur et son enthousiasme envers l'étranger occidental.

Nous avons brisé nos records de longueur d'autostop en Turquie, roulant plus de 600km dans une voiture. Nous avons vécu des expériences de solidarité déroutantes. Deux turcs nous ont ouvert leur maison après nous avoir fait visiter leur ville. Ils ont ensuite insisté pour que nous visitions une grotte de la région, puis nous ont organisé une soirée friture et musique traditionnelle. Le lendemain, nous roulerons pendant des heures ensemble avant de se quitter.
Nos hôtes se désignent très vite, dans la rue : Bonjour, tu veux un thé ? Tu as faim ? Tu as quelque part où dormir ? Et paf ! invités !

Un beau jour pluvieux, alors que nous cherchions à sortir de la métropole pour planter la tente, une jeune femme nous interpelle et nous propose de venir chez elle. Sauvés des eaux. S'en suivront 4 jours de visites et de partages dans cette ville, avec la tournée des copines, la rencontre du maire, un interview avec un journaliste, des balades et beaucoup de çay.

Même dans la montagne, nous ne parviendrons pas à éprouver la faim. Il y a toujours eu sur notre chemin quelqu'un qui portait une attention particulière à notre cas. Le voyageur est quasi-sacré dans ce pays.

Quelques hics, cependant... L'industrie ne semble pas très entravée par les réglementations, et des fumées marrons sortent des complexes d'aciéries ou de pétrochimie que nous croisons. Dans la campagne, au milieu d'une plaine, ce sont des carrés de maisons prêtes à habiter toutes neuves qui attirent le regard. 100 cahutes identiques. L'architecte s'est endormi sur l'imprimante à maisons ! Des complexes type HLM fleurissent aussi, déchirant le paysage par leur inadaptation. Une partie des turcs rêve de vivre dans ces logements tout confort, avec une jolie vue sur la plaine ou la montagne. Les urbanistes regretteront peut-être un jour leur libéralisme, mais pour l'instant, pas de soucis. Ces bâtiments répondent à une demande qu'il faut s'empresser de satisfaire.

Ceci dit, les paysages sont souvent grandioses dans l'arrière pays. Nous sommes époustouflés par la verdure des plants de thé, puis par les forêts de noisetiers sur tous les reliefs possibles. Les roches colorées sont des oeuvres d'art de la nature. La Turquie est entre deux plaques tectoniques, et la géologie des lieux est très belle.

Bref, la Turquie, c'est Chok Güzel !

Nous poursuivons notre route vers la Géorgie avec le sourire.

Les odeurs, les couleurs... Tout est tentant !
Festival de nourriture biologique et traditionnelle. Les grands mères affutent leurs recettes pour l'occasion, et tous les proches sont mis à contribution pour la vente des spécialités familiales
Interdiction de circuler en chariotte !
Une belle rencontre en autostop qui se solde par un repas turc. Quelle hospitalité !
Dans Manissa, des policiers ont veillé sur notre sécurité toute la nuit.
Le camion-stop, ça berce, et c'est très confortable. Encore de belles rencontres sur la route !
Champs d'oliviers entre Izmir et l'entrée d'Istanbul
100 km parcourus, 6 pauses thé. Un record !
Humeyra, notre hôte à Bolu, nous ouvre les portes de sa colocation pendant quelques jours. Chok Teshekür Ederim !
Exemple d'épisode moins glamour de l'autostop... Pas besoin de lever le pouce. 5 minutes plus tard, Hasan s'arrête et nous invite chez lui.
Safranbolu n'a plus de secret pour nous grâce à Hasan et Ali
Safranbolu, ville aux très vieilles maisons (500 ans), classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Petit cours de Baglama. Ali est très bon musicien.
Elle est pas bien chaude, la Mer Noire
Hopa, chez Babis. Un bar atypique, musical, et plein de vie.
Artvin, prise d'oxygène


La montagne nous a gagnés.
L'autre visage d'Artvin, une montagne scarifiée par les excavatrices à la recherche d'or.

Premier contrôle de passeport lors de l'inauguration de la place de la danse folk.
Fête improvisée avec nos amis d'Artvin.

On inverse les rôles : nous invitons nos hôtes à partager une nuit en tente !
Invités sur le pouce ! Merci pour votre accueil et pour toutes les discussions qui ont suivies.